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Le Secrétariat à l'adoption internationale présent à une conférence internationale sur l'éthique et l'adoption
2008 03 03 - Les 15 et 16 octobre 2007, à Arlington en Virginie, des participants en provenance majoritairement des États-Unis et quelques représentants de l’étranger (agences d’adoption, professionnels, parents, gestionnaires, etc.) se sont réunis pour discuter des pratiques éthiques en adoption nationale et internationale. Organisée par le Evan B. Donaldson Adoption Institute and Ethica, Inc., cette conférence portant sur l’éthique et l’adoption internationale était la deuxième du genre, la première ayant eu lieu en 1999.
La conférence portait sur trois thèmes : les responsabilités relativement à la famille d’origine, les responsabilités vis-à-vis de l’enfant ou l’adulte adopté et les responsabilités vis-à-vis de la famille adoptive.
La conférence a fait valoir qu’il n’existe pas de code d’éthique clair en adoption. Par conséquent, toutes les personnes concernées par l’adoption (professionnels, gestionnaires, parents biologiques, candidats à l’adoption, bénévoles, autorités publiques et politiques) doivent constamment se demander comment améliorer les pratiques éthiques afin que celles-ci respectent des valeurs fondamentales, telles que la justice, l’équité, le respect et la connaissance.
Que l’enfant ne soit plus un objet de droit, mais un sujet de droit représente une immense victoire. Malheureusement, les droits des enfants sont bafoués encore trop souvent dans le domaine de l’adoption au profit de personnes sans scrupule, mais aussi en raison de perceptions différentes sur ce que constitue l’intérêt supérieur de l’enfant. À l’heure actuelle, dans le domaine de l’adoption internationale, la demande exprimée par les pays d’accueil aux pays d’origine crée un déséquilibre propice aux mauvaises pratiques éthiques. De plus, l’adoption, si elle n’est pas intégrée dans un système de protection de l’enfance solide et efficace, peut être un processus rendant les enfants vulnérables.
La conférence a permis de rappeler l’importance du respect de la Convention relative aux droits des enfants et la Convention sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale où le principe de subsidiarité doit être le moteur des décisions en ce qui a trait au projet de vie d’un enfant.
Autre lien utile :
Ethicanet
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